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Les Morts sont des cons: un roman policier différent, sans police

Les Morts sont des cons




  • Auteur: Graeme Villeret
  • Éditeur: Éditions AdA
  • Genre: Québécois, Policier
  • Qualité de l’écriture: 4/5
  • Originalité: 4/5
  • Appréciation générale: 3/5

 

J’ai toujours aimé les romans policiers. J’aime les enquêtes, les suspenses; j’aime tenter de découvrir qui est le tueur, même si je n’y arrive à peu près jamais. Malgré tout, j’ai été attiré par le roman Les Morts sont des cons de Graeme Villeret justement parce qu’il représente l’inverse de ce qu’on a l’habitude de lire. En effet, dans ce roman policier, ne cherche pas la police ou l’enquêteur, il n’y en a pas.

 

Une histoire de tueurs à gages

Dans Les Morts sont des cons, on ne suit pas une enquête, mais bien la mission autour du monde de Vincent, un tueur à gages qui doit éliminer quelques personnes pour le compte d’un commanditaire. On suit aussi un duo de tueurs à gages, surnommé Starsky et Hutch, qui, lui, a comme mission de prendre Vincent en filature. Il y a aussi Léa, une jeune Québécoise étudiante en psychologie qui a suivi sa fréquentation du moment à Londres, mais qui l’a quitté et qui passe maintenant du bon temps avec une barmaid qu’elle a rencontré un soir. Un récit policier en trois temps où chaque personnage finira par être lié d’une manière ou d’une autre avec les autres.




L’histoire racontée du point de vue des tueurs est très intéressante. Ça fait vraiment changement du genre policier traditionnel! Le personnage de Vincent est professionnel, efficace et solitaire, ce qui contraste avec les personnalités un peu plus loufoques de Starsky et Hutch, donnant ici une belle différence de ton à travers les chapitres, qui alternent entre le point de vue de Vincent, des deux tueurs à gages et de Léa.

Un roman rythmé et détaillé

Comme je l’ai déjà mentionné, de par le point de vue via lequel il est raconté, ce deuxième roman de Graeme Villeret est original et agréable à lire. De nationalité française, ce québécois d’adoption mélange à merveille les français québécois et de France dans son oeuvre, rendant le langage utilisé riche et coloré. Son style d’écriture est aussi plutôt détaillé, tellement qu’à un certain moment, j’ai même ressenti un certain inconfort dans ma lecture lorsqu’un meurtre sordide est commis. Je me souviens d’une seule autre fois où je me suis sentie comme ça en lisant, et c’est lors d’une séance de torture horrible se déroulant dans le roman Le Vide de Patrick Senécal.

Après un petit moment de lecture, j’avais peur que le roman devienne redondant, que les actions reviennent au même à chaque nouvel endroit visité par Vincent, Starsky et Hutch, mais l’auteur a su garder un rythme agréable et varier les péripéties. La seule chose que j’aurais à reprocher à ce roman, c’est d’avoir donné des informations semblant importantes alors qu’au final, elles ne débouchent sur rien. Par exemple, Vincent a, tout au long du roman, des maux de ventre intenses auxquels Graeme Villeret fait constamment référence – clairement quelque chose de grave -, mais au final, on n’apprend jamais de quoi il souffre. De plus, la relation entre Léa et Gwen s’avère plutôt accessoire, ne changeant pas grand-chose à l’histoire.

 

Les Morts sont des cons de Graeme Villeret reste malgré tout un très bon roman policier qui change le genre de magnifique manière. Un bon divertissement du début à la fin, qui se lit comme un charme!




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