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Un homme boit dans le noir: poétiques souvenirs d’une enfance malheureuse

Un homme boit dans le noir




  • Auteure: Amélia Cosimano
  • Éditeur: Éditions Au Carré
  • Genre: Québécois, Drame
  • Qualité de l’écriture: 5/5
  • Originalité: 5/5
  • Appréciation générale: 5/5

 

Lorsque j’ai entendu parler pour la première fois du roman Un homme boit dans le noir d’Amélia Cosimano, j’ai rapidement été intriguée. Le titre m’a tout de suite interpellé pour une raison que j’ai du mal à définir; sa profondeur, sa tristesse et sa poésie, peut-être. J’ai aussi beaucoup aimé la couverture du roman, puis le résumé a fini de me convaincre que j’avais envie de le lire.

 

Souvenirs d’une enfance malheureuse

Un homme boit dans le noir, c’est en fait l’histoire d’une jeune femme qui revisite son enfance après la mort de son père, à travers des photographies du passé et des poèmes qu’elle avait écrits à l’adolescence. On la suit dès son plus jeune âge dans toutes les épreuves de sa vie, surtout après la mort de sa mère, alors que son père, qui était parti avant même sa naissance, revient pour s’occuper de sa soeur aînée et elle, avec l’aide de leur tante maternelle.




Le roman est raconté de manière chronologique et est divisé en trois parties – «Nos parents», «Ma soeur» et «Moi» -, chacune étant elle-même sous-divisée en périodes spécifiques. Généralement, une section commence par une date, par exemple «Août 1966», et est suivie de la description d’une photo sur laquelle est tombé le personnage principal en fouillant dans sa boîte de souvenirs. Ensuite, l’auteure raconte un moment de la vie du personnage à cette époque, parfois suivi d’un poème écrit par le personnage selon les événements survenus.

 

Un roman profond et poétique

Ce qui m’a le plus marqué de ce roman est la manière dont il est écrit. Non seulement la lecture est des plus fluide grâce à la manière dont l’histoire est divisée, mais cette dernière est, de plus, racontée avec une poésie exemplaire des plus douces et naturelles. Dans Un homme boit dans le noir, Amélia Cosimano raconte une histoire dramatique, voire difficile à certains niveaux, mais sa plume rend le tout beaucoup plus supportable, voire presque «beau».

Amélia Cosimano fait aussi grandement dans l’évocation, bien plus que dans l’explication. Sans nous dire certaines choses, on les comprend encore mieux que si elles nous avaient été explicitement écrites noir sur blanc, et c’est là l’une des grandes forces du roman. Vraiment, tout au long de ma lecture, j’ai été subjuguée par la force d’évocation de l’auteure et la poésie naturelle de sa plume.

 

Un homme boit dans le noir d’Amélia Cosimano peut certes sembler, de prime abord, très dramatique, sombre, voire lourd, mais sincèrement, je n’ai pas trouvé que c’était le cas. Oui, l’histoire est dramatique, mais l’auteure a su la raconter de manière à lui insuffler une vague de beauté qui vient neutraliser la lourdeur d’une telle histoire. J’ai vraiment adoré dès les premières pages!




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